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Quelques clefs pour des échanges fructueux entre « potes d’empathie »

Quelques précisions sur cette relation inhabituelle dans notre société :
UNE RELATION A PART
Même si on y partage des choses intimes, cette relation ne se confond ni avec l'amitié, ni avec une relation romantique, ni thérapeutique. C'est pourquoi nous avons ce mot de "pote d'empathie". C'est un nouveau type de relation dans nos vies.
Certains mouvements de CNV (US) recommandent d'ailleurs de choisir un pote d'empathie qui n'est rien d'autre pour vous ( ni collègue, ni ami, ni parent, etc)
Pour construire cette relation, vous êtes invités à démarrer par un moment pour se donner des "accords de groupe". Voici quelques règles du jeu que nous vous recommandons chaleureusement d'adopte ! 
  • CONFIDENTIALITÉ : Chacun des « potes » s'engage à garder le contenu des échanges pour lui.
  • EMPATHIE : Ces échanges sont l’occasion de pratiquer l’empathie telle que définie par la CNV : ni conseil, ni discussion (Cf la fiche suivante), ni de thérapie. Il s’agit d’écouter et de proposer sentiments et besoins (« est-ce que tu te sens …? As tu besoin de … » ) Les « potes » débutants en CNV peuvent proposer de l’écoute silencieuse.
  • APPRENTISSAGE : Les « potes » peuvent décider de se faire systématiquement des feedbacks sur la façon d’écouter, pour progresser. Ou pas du tout, pour profiter simplement de cette « hygiène émotionnelle ».
  • SÉCURITÉ RELATIONNELLE : En sortant d'un échange avec votre pote d'empathie, vous devez "vous sentir clarifié, enraciné et connecté" (citation de Bob Wentworth, formateur USA). Si vous vous sentez "confus, séparé et sans racines", alors vous avez reçu une écoute qui "invalide" vos ressentis. Et ce n'est pas ok de continuer. Le but de ces échanges est de vivre la sécurité relationnelle que nous n'avons pas toujours ailleurs. Si vous n'arrivez pas à poser vos limites, c'est une occasion de demander du soutien. 
  • RENDEZ VOUS REGULIERS : Enfin, Emilie vous partage sa préférence personnelle : les rdvs réguliers à horaires fixes. Pourquoi ? Parce que souvent les gens se disent qu'ils s'appelleront "quand il y a besoin", mais peu ont finalement les moyens émotionnels d'appeler justement quand ça va pas. Et puis en faisant régulièrement le point, on évite aussi que de petites tensions deviennent grandes.
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